Le cabinet de rééducation de l'écriture d'Obernai sera fermé pour congé de fin d'année du 23 décembre 2013 au 4 janvier 2014
Pour les rééducations en cours, n'hésitez pas à laisser un mail en cas de question sur les exercices en cours (ou pour me donner des nouvelles de vos progrès, ça me fait toujours plaisir). Nous nous retrouverons aux dates prévues en Janvier.
Pour les nouvelles demandes de rendez vous merci de me recontacter par téléphone au 0786570178 à la rentrée, à partir du 6 Janvier, ou de me laisser un message par mail : info@sos-ecriture.fr
Bonnes vacances et fêtes de fin d'année à tous.
vendredi 20 décembre 2013
vendredi 13 décembre 2013
Conférence écriture et dysgraphie à Barr le 20 décembre
Conférence à la Médiathèque de Barr Le 20 décembre 2013, à 19h
L'écriture et l'enfant, prévenir la dysgraphie
Parents d’élèves et enseignants sont invités, et plus largement toute personne concernée de près ou de loin par l’échec scolaire et les handicaps « dys », en parliculier la dysgraphie.
L'apprentissage du geste graphique commençant dès la Petite Section, il serait dommage que les parents des très jeunes élèves n'assistent pas à cette conférence.
Pourquoi cette conférence ?
Je fait cette conférence à l'initiative des parents d'élèves:
- Parce qu'il vaut mieux prévenir que guérir et qu'une difficulté d'apprentissage du geste d'écriture risque très tôt d'hypothéquer la réussite scolaire des enfants.
- Parce que les enseignants sont souvent démunis quand un problème de dysgraphie se présente. Ils ressentent alors souvent le besoin d'un complément d'information.
- Parce que parents et enseignants sont les mieux placés pour aider les enfants.
- Parce que des solutions existent pour aider les enfants dysgraphiques.
- Parce qu'il n'est jamais trop tard pour restaurer son geste d'écriture.
jeudi 5 décembre 2013
Rééducation de l'écriture au collège
Voici un exemple de rééducation de l'écriture cursive d'un élève de collège en quatrième.
Notez les nombreuses reprises au correcteur blanc faites ultérieurement sur le premier échantillon d'écriture. La lisibilité initiale est assez moyenne. Sans qu'on puisse parler de dysgraphie, de nombreux problèmes d'apprentissage de l'écriture manuscrite rendent la production écrite laborieuse. En six séances (étalées d'octobre à mars), l'écriture cursive s'est nettement améliorée, correspond plus aux attentes scolaires et est plus gratifiante pour l'élève.
Notez les nombreuses reprises au correcteur blanc faites ultérieurement sur le premier échantillon d'écriture. La lisibilité initiale est assez moyenne. Sans qu'on puisse parler de dysgraphie, de nombreux problèmes d'apprentissage de l'écriture manuscrite rendent la production écrite laborieuse. En six séances (étalées d'octobre à mars), l'écriture cursive s'est nettement améliorée, correspond plus aux attentes scolaires et est plus gratifiante pour l'élève.
D'autres articles pouvant vous intéresser :
Pays/territoire :
Obernai, France
mercredi 4 décembre 2013
L'éducation nationale audite l'enseignement de l'écriture
L'inspection générale de l'éducation nationale vient de publier une analyse décapante de l'enseignement de l'écriture manuscrite en France. Les pratiques observées par les inspecteurs montrent que malgré la bonne volonté des enseignants, l'écriture cursive reste le parent pauvre des enseignements élémentaires.
D'après le rapport de l’inspection générale intitulé "Bilan de la mise en œuvre des programmes issus de la réforme de l’école primaire de 2008", les mauvais résultats de l’école primaire française qui n’apprend à lire et à compter qu’à 80 % des enfants, ont des racines plus profondes que la seule mise en cause des programmes.
Entre autres, la formation des enseignants, et le temps alloué à l'apprentissage de l'écriture cursive sont mis en cause. Extraits du rapport:
"Les facettes très différentes de l’écriture sont toutes importantes pour la suite de la scolarité, y compris la plus élémentaire d’entre elles, l’apprentissage du geste graphique rapide et sûr pour tracer les mots en écriture cursive.
Apprendre à écrire au cycle 2, c’est aussi bien apprendre à coder des mots (activité symétrique du déchiffrage dans l’acquisition d’une expertise avec le code de la langue), à écrire des mots ou des phrases sous la dictée, à copier des textes ou à les transcrire (en transformant le plus souvent un texte imprimé en une version manuscrite en écriture cursive) ; c’est enfin apprendre à rédiger, à construire des phrases correctes et des textes cohérents.
92 % des maîtres interrogés estiment travailler de manière satisfaisante la copie, et 94 % la dictée. Pour la rédaction, ils ne sont plus que 52 % à porter ce jugement favorable sur leurs pratiques. Si les cahiers des élèves permettent de vérifier que cette dernière affirmation correspond aux réalités, les écrits n’attestent pas nécessairement un enseignement rigoureux du geste d’écriture. L’observation en classe met en évidence que l’écriture cursive et les pratiques de copie sont souvent mal fixées, avec les conséquences en matière de lenteur et d’approximations graphiques que cela aura inévitablement à plus ou moins long terme. (...) On n’accorde guère d’importance à ces tâches qui relèvent d’un rite scolaire et ne sont pas perçues dans ce qu’elles peuvent avoir de formateur. La préconisation des programmes de 2008 de faire rédiger des phrases, et pas immédiatement des textes, a libéré certains maîtres qui disent se sentir plus à l’aise pour demander à leurs élèves de produire des écrits dès le CP. Dans de nombreuses classes, des images inductrices sont données pour que chaque élève ait « quelque chose à dire ». De l’image unique (qui, par exemple, soutient la rédaction d’un portrait) à la série d’images séquentielles qui induit un récit, le passage est franchi en cours de CP. Les récits de vie sont peu sollicités mais on en trouve dès cette classe (« raconte ce que tu as fait pendant les vacances de Noël » ; « raconte ta plus grande peur »). Mais dans ce domaine comme dans d’autres, l’enseignement est très limité : les élèves sont mis en situation de produire et, sans travail supplémentaire de leur part, leurs propositions sont mises aux normes orthographiques par le maître et l’activité s’arrête là."
Cette analyse de l'inspection générale rejoint complètement l'observation que je fais chaque fois que je travaille avec les enseignants : La plupart me décrivent leur frustration par rapport à leur formation initiale qui ne met qu'exceptionnellement l'accent sur une méthode d'apprentissage de l'écriture cursive. Si la majorité d'entre eux a évidemment développé sa propre progression pour initier les élèves à l'écriture manuscrite, ils sont parfois désemparés par l'absence de modèles ou d'outil fournis par l'éducation nationale. Et encore plus pour aider les élèves en difficulté.
Pour aller plus loin:
- Les exercices d'écriture cursive dans les programmes scolaires au XXième siècle
- Les police d'écriture cursive "éducation nationale" : une fausse bonne idée?
- Livret pédagogique dysgraphie de l'éducation nationale
- Un dysgraphique dans la classe : que faire pour l'aider ?
samedi 30 novembre 2013
Dysgraphie en hindi, dysgraphie en anglais
Les troubles d'apprentissage de l'écriture ne se limitent pas à notre alphabet romain. Nous avions déjà évoqué les travaux de l'université de Taïwan sur la dysgraphie en chinois. C'est au tour d'universitaires du Rajasthan de nous fournir un aperçu des difficultés d’apprentissage de l'écriture en Inde.
Akhil Dhanda et Tushar Jagawat ont fait une étude transverse sur un peu plus d'un millier d'élèves pour déterminer la prévalence des troubles d'apprentissage, dont les troubles de l'écriture. Leur conclusion est qu'environ 20% des élèves indiens souffrent de dysgraphie. Ce résultat est plus élevé qu'une étude réalisé en Inde du Sud par V. Moqasale, qui avait trouvé une prévalence de 12%.
Les auteurs notent une différence sensible de la prévalence de la dysgraphie entre les élèves ayant reçu un enseignement de l'écriture manuscrite anglaise et ceux pratiquant l'écriture manuscrite nagari. Les élèves écrivant en alphabet romain script ayant de meilleurs résultats que ceux écrivant en cursive en hindi. Ils notent néanmoins qu'il peut y avoir un biais méthodologique, car l'enseignement privé en anglais pourrait être plus élitiste et pratiquer une sélection à l'entrée sur la qualité de l'écriture.
Par ailleurs les auteurs notent aussi que leur méthodologie d'évaluation pourrait être améliorée par l'usage de test normalisés d'évaluation de la dysgraphie.
Cet article montre que les difficultés d'apprentissage liées à l'écriture manuscrite concernent une part importante des élèves, dans des systèmes éducatifs très divers.
Bibliographie :
Prevalence and Pattern of Learning Disabilities in school children
A Dhanda, T Jagawat - Delhi Psychiatry Journal Vol 16 N°2 pp386-390 october 2013
Prevalence of learning disabilities among primary school children of South indian city
Moqasal V et al. - Indian J. Pediatr. Vol 79 N°3 pp342-347
Pour aller plus loin :
En inde du Nord l'enseignement élémentaire s'effectue soit en Hindi, en utilisant l'écriture cursive Nagari, soit en Anglais (en utilisant l'écriture script). L'écriture manuscrite Nagari comporte un certain nombre de difficultés spécifiques pour les jeunes scripteurs, essentiellement liées à sa méthode particulière d'accentuation, et aux nombreuses levées de crayon nécessaires. C'est une écriture quasiment phonétique, où un symbole représente toujours le même son. L'unité de base — appelée akshara (अक्षर signifiant « lettre, caractère ») — est constituée soit d'un groupement d'une ou plusieurs consonnes consécutives éventuellement suivies d'une voyelle, soit d'une voyelle seule. Lorsqu'une voyelle suit une consonne, elle est représentée par un signe diacritique attaché à cette consonne.
Akhil Dhanda et Tushar Jagawat ont fait une étude transverse sur un peu plus d'un millier d'élèves pour déterminer la prévalence des troubles d'apprentissage, dont les troubles de l'écriture. Leur conclusion est qu'environ 20% des élèves indiens souffrent de dysgraphie. Ce résultat est plus élevé qu'une étude réalisé en Inde du Sud par V. Moqasale, qui avait trouvé une prévalence de 12%.
Les auteurs notent une différence sensible de la prévalence de la dysgraphie entre les élèves ayant reçu un enseignement de l'écriture manuscrite anglaise et ceux pratiquant l'écriture manuscrite nagari. Les élèves écrivant en alphabet romain script ayant de meilleurs résultats que ceux écrivant en cursive en hindi. Ils notent néanmoins qu'il peut y avoir un biais méthodologique, car l'enseignement privé en anglais pourrait être plus élitiste et pratiquer une sélection à l'entrée sur la qualité de l'écriture.
Par ailleurs les auteurs notent aussi que leur méthodologie d'évaluation pourrait être améliorée par l'usage de test normalisés d'évaluation de la dysgraphie.
Cet article montre que les difficultés d'apprentissage liées à l'écriture manuscrite concernent une part importante des élèves, dans des systèmes éducatifs très divers.
Bibliographie :
Prevalence and Pattern of Learning Disabilities in school children
A Dhanda, T Jagawat - Delhi Psychiatry Journal Vol 16 N°2 pp386-390 october 2013
Prevalence of learning disabilities among primary school children of South indian city
Moqasal V et al. - Indian J. Pediatr. Vol 79 N°3 pp342-347
Pour aller plus loin :
Libellés :
Cursive,
Dysgraphie
Pays/territoire :
Jaipur, Rajasthan, Inde
vendredi 15 novembre 2013
La dysorthographie, qu'est ce que c'est ?
La dysorthographie est un trouble d'apprentissage caractérisé par un défaut d'assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l'écriture spontanée ou de l'écriture sous dictée). Celui-ci perturbe, dans des proportions variées, la conversion phono-graphique, la segmentation des composants de la phrase, l'application des conventions orthographiques (dites règles d'usage), et enfin l'orthographe grammaticale (marques flexionnelles que sont les accords et conjugaisons).
Les problèmes découlant de la dysorthographie sont :
Les problèmes découlant de la dysorthographie sont :
- Une lenteur d'exécution, des hésitations et une pauvreté des productions ;
- Des fautes d'orthographe, de conjugaison, de grammaire et d'analyse ;
- Des difficultés à l'écrit semblables à celles du dyslexique ;
- Des erreurs de copies et des découpages arbitraires ;
- Des économies de syllabes, des omissions et des mots soudés.
| dysorthographie et dysgraphie associées |
Libellés :
Dys,
Dysorthographie,
Qui
Pays/territoire :
Obernai, France
jeudi 14 novembre 2013
écriture cursive et syndrome du canal carpien
Il s'agit donc d'une affection fréquente sans cause connue dans la majorité des cas. Certains facteurs peuvent néanmoins favoriser ou accélérer son apparition, comme le diabète, certaines pathologies ou certains gestes répétitifs, le plus souvent liés au travail. C'est la raison pour laquelle le médecin sera parfois amené à évaluer l'influence du poste de travail sur la survenue du syndrome.
La qualité et le confort de l'écriture manuscrite sont très souvent dégradés par le syndrome de canal carpien.
Les changements hormonaux jouent un rôle majeur et de nombreux cas de syndrome de canal carpien temporaire se produisent au cours de la grossesse et disparaissent spontanément après l'accouchement.
La guérison spontanée se produit dans environ 30 % des cas, ce qui explique pourquoi, pour les cas les moins sévères, il est recommandé de commencer par des traitements conservateurs: immobiliation par orthèse ou infiltrations qui peuvent suffire à soulager les patients. Ces approches permettent également d'aider les patientes pendant leur grossesse, en cas d'activité temporairement accrue au travail ou en attendant une intervention chirurgicale.
Le traitement chirurgical du syndrome du canal carpien est une intervention fréquente en France, qui a connu un large développement à la fin des années 1990. Elle consiste à sectionner un ligament situé sous la peau, ce qui libère le contenu du canal carpien. Il s'agit d'une intervention simple, sous anesthésie locale.
L'intervention soulage les patients mais son succès à long terme dépend de l'état du nerf au moment de l'intervention, et aussi de la qualité de la récupération. Si le nerf était encore largement fonctionnel, la rééducation permet de retrouver rapidement un fonctionnement normal de la main, sans symptômes. La main doit donc être mobilisée très rapidement et les chirurgiens font d'ailleurs parfois le choix d'intervenir en même temps sur les deux mains pour empêcher le patient de favoriser la main valide!
Pendant les 2 premiers mois qui suivent l’intervention, il faut absolument éviter les manœuvres de force avec la main opérée, telles que dévisser un couvercle , porter un objet lourd, etc. Cette recommandation a pour but de permettre une cicatrisation correcte au ligament qui a été sectionné, et d’éviter des douleurs. Cependant, tous les mouvements des doigts qui ne nécessitent pas de force peuvent - et doivent - être faits : tenir une fourchette, écrire, tenir un objet léger, ouvrir et fermer les doigts, etc. En résumé, il est recommandé au patient de se servir le plus normalement possible de sa main, en la faisant bouger tout en évitant les gestes de force. Cette auto-rééducation est habituellement suffisante. Des exercices spécifiques de rééducation de l'écriture cursive peuvent également être proposés.
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