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vendredi 24 mai 2013

Journée Internationale de Réflexion autour de l’Écriture de l’Enfant à Bruxelles

Journée Internationale
de Réflexion autour de l’Écriture de l’Enfant
19 octobre 2013
Institut libre Marie Haps - Bruxelles
dysgraphie enfant écriture aide

À l’ère des nouvelles technologies, l’écriture cursive pose toujours problème à de nombreux enfants avec, pour nombre d’entre eux, des conséquences scolaires, psychologiques et sociales. À l’heure des tablettes et du multimédia et face à ces difficultés d’apprentissage, qu’est-ce qu’écrire aujourd’hui ? Comment, en tant que professionnel, aborder les troubles d'écriture et la dysgraphie ? Comment  évaluer et rééduquer, tout en sachant rester à l’écoute de la souffrance de l’enfant que l’écriture comme langage exprime ?

Avec le soutien de l’Institut libre Marie Haps qui forme les futurs psychomotriciens et logopèdes, orthophonistes à Bruxelles, des intervenants de différents horizons viendront construire des réponses à cette problématique.
Trace corporelle à la charnière du sensoriel, de la sensori-motricité, de la pensée et de l’affectif, l’écriture cursive convoque des abords pluridisciplinaires, complémentarité des approches que nous souhaitons voir inscrites au fondement de cette rencontre.
L’écriture est rythme, couleur, geste, mouvement, lien avec l’autre, avec le monde. Des structures associatives et artistiques seront également présentes pour nous inviter à entrer dans l’expérience sensorielle de l’écrit.
avec :
  • Bernard Rey, professeur en Sciences de l’Éducation.
  • Charlotte Marcilhacy, psychologue clinicienne, Docteur en Psychologie.
  • Tatiana De Barelli, Psychopédagogue et graphologue.
  • Adeline Eloy psychologue de l’éducation 
  • Godeleine Le Grix, graphothérapeute
  • Marie-Lyne Benoît, ergothérapeute
  • Frédérique Bosse-Demirdjian, graphomotricienne.
  • Claude Sternis, psychanalyste.
  • Christian Houegbe, pédo-psychiatre
  • Michel Habib, neurologue   .
 informations : ecritureoct2013@gmail.com,  www.ecrire-aujourdhui.be
 

 

vendredi 17 mai 2013

Dysgraphie : les garçons sont ils plus concernés que les filles ?

dysgraphie et genre
Les garçons sont-ils plus concernés par la dysgraphie que les filles? 
Lorsque je regarde les statistiques des consultations au  cabinet, je dois bien admettre que je reçois beaucoup plus de garçons (et d'hommes adultes) que de filles.
Pourtant, il n'est pas dit que cela reflète réellement la répartition des troubles de l'écriture cursive dans la population. Shaywitz avait proposé en 1990 que  les enseignants signaleraient plus souvent des problèmes d’apprentissage chez les garçons à cause de problèmes de comportement associé. Cela voudrait dire que mes statistiques personnelles pourraient être faussées : Les filles me sont-elles moins adressées parce que leurs difficultés d'écriture cursive ont moins d'impact sur  leur insertion dans la classe? Les filles masquent peut être plus facilement leurs difficultés avec l'écriture. Ou bien les garçons ayant des difficultés avec l'écriture cursive ont plus facilement une attitude d'opposition à l'autorité scolaire qui rendent leurs troubles encore plus visibles?

On dispose en fait de peu d'études épidémiologiques récentes spécifiques à la dysgraphie.
En France, la différence des troubles de l'écriture entre garçons et filles est illustrée indirectement par les données des enfants de la cohorte Gazel (2 582 enfants âgés de 4 à 16 ans ; Fombonne et Vermeersch, 1997) : plus de garçons que de filles consultent des spécialistes pour des problèmes de lecture et d’écriture.

De plus les études épidémiologiques sur les troubles de la lecture vont dans le même sens : 
Par exemple les recherches de Fergusson, 1996 ; Flannery, 2000 ; Katusic, 2001 ; St Sauver, 2001 ; Liederman , 2005 et  surtout la méta analyse de Rutter , 2004, indiquent que les problèmes de lecture sont de 1,5 à 3 fois plus fréquents chez les garçons que chez les filles. 

Si la différence de sexe dans l’apprentissage de la lecture et de l'écriture cursive semble avérée par ces études, les causes à la base de cette différence restent à explorer.

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jeudi 2 mai 2013

Les outils d'écriture à travers l'histoire


 Depuis 5500 ans, nous laissons des traces écrites. Du calame à la rotative voici un petit résumé historique des outils d'écriture.

frise histoire écriture

En parallèle de l'écriture officielle, gravée sur pierre ou imprimée, une écriture cursive manuelle utilisée pour inscrire une trace fluide, rapide et personnalisée a toujours existé.On trouve une écriture cursive dés l'époque égyptienne antique, ou les hiéroglyphes, ont été progressivement été simplifiés en éccriture démotique. De même à coté des lettres capitales de l'alphabet latin, destinées à l'écriture monumentale, les romains utilisaient une écriture cursive romaine dont est dérivé (à travers de nombreuses modifications) notre cursive scolaire moderne.

cursive romaine
écriture cursive romaine


Pour compléter cet historique :
Pour aller plus loin :

Pour la classe, ma collègue Celia a transformé cette frise en un jeu pédagogique téléchargeable

    samedi 27 avril 2013

    Ecriture cursive : un exemple d'amélioration rapide de la lisibilité

    Je vous présente cette semaine un résultat de rééducation de l'écriture intéressant, puis qu’entre les deux écritures cursives que voici, moins d'un mois s'est écoulé. A la première séance, l'écriture est peu lisible, à la limite de la dysgraphie. A la seconde séance l'amélioration est nette grâce à quelques exercices simples (mais nécessitant une application régulière entre les séances). Ce cas sans être exceptionnel est assez frappant dans l'amélioration rapide de la lisibilité. Il est à noter que la rééducation est encore en cours:  il reste encore un certain nombre de points à travailler pour améliorer la fluidité. Observez les lettres rondes qui tournent à l'envers  (les "c" en particulier) qui seront la priorité pour la prochaine séance.


    écriture dysgraphique et rééducation


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    jeudi 18 avril 2013

    Chroniques de l'écriture cursive : la plume d'oie et la renaissance

    Écriture cursive et imprimerie


    plomb imprimerie écriture

    En 1455 parait à Mayence  la bible à 42 lignes de Gutemberg. L'invention de l'imprimerie résultait d'une forte demande d'ouvrages liés à une soif de connaissance nouvelles. L'apparition du caractère mobile en plomb et le développement du papier vont initier une révolution des écrits.

    Comme à notre époque avec l'informatique, l'introduction de l'imprimerie comme nouveau moyen de produire des textes sembla sonner le glas de l'écriture manuscrite. En fait, il n'en fut rien, et au contraire la diffusion du savoir lié à l'imprimerie s'accompagna d'une augmentation générale de l'éducation, et donc de la production d'écrits manuscrits.

    La renaissance qui s'annonce change d'ailleurs fondamentalement le rapport au texte écrit. Désormais le copiste n'est plus un anonyme : c'est un artiste professionnel, qui signe ces œuvres.

    Les calligraphies cursives exceptionnelles de cette époque, l'humanistique, la chancellerie, vont servir de modèle aux caractères de l'imprimerie naissante.

    Traités d'écriture cursive et de taille des plumes


    C'est aussi l'époque des premiers traités d'écriture, pédagogiques et techniques, qui décrivent la forme de l'écriture, comme la taille de la plume. Le plus connu,  publié en Italie en 1540 Le libro Nuevo d'imparare a scrivere de Palatino laissera son nom à une typographie.

    Du coté des Flandres, on n'est pas en reste et les maitres d'écriture publient également leurs conseils : tenue de la plume, position du corps : la méthode de "Van de Velde" insiste déjà sur la précision du geste d'écriture. Nos écritures cursives scolaires d'aujourd'hui commencent à prendre forme.

    Dame écrivant une lettre et sa servante 1675 Vermeer
    Vermeer - Dame écrivant une lettre et sa servante (1671)


    Mais pendant que l'imprimerie avançait à grand pas, le problème de l’apprêt des plumes restait sans solution pratique. Comment faire pour débarrasser le tuyau de la plume d'oie des matières grasses qui empêchent l'encre de s'y fixer? 

    Ce sont les hollandais qui, les premiers, découvrirent le procédé miracle qui allait révolutionner l'écriture pour les quatre siècles à venir, et qui prendra le nom de hollandage. Il consiste à passer les plumes à plusieurs reprises dans du sable et des cendres chaudes pour amener les matières grasses du tuyau à leur point de fusion, et les enlever en les grattant à l'aide d'un couteau spécial. Longtemps restée secrète cette technique requerrait une grande habileté, mais la surface ainsi polie pouvait être fendue plus facilement et la plume gagnait en longévité.

    Le hollandage fait école dans toute l'Europe, avec des recettes locales diverses : flambage sur des charbons ardents, bains de potasse, étuvage à la vapeur font parties des astuces que l'on utilise à Hambourg, Vienne, ou Moscou. Même parfaitement apprétés, les plumes doivent néanmoins être encore laissées au repos pendant un an avant d'être taillées. De la qualité de cette dernière étape dépendaient la qulité du tracé de la plume.

    De manière générale, chaque volatile ne fournissait que dix plumes. Chacune des rémiges avait sa spécificité et les droitiers appréciaient particulièrement les pennes de l'aile gauche dont la légère courbure se prêtait parfaitement à la main. Groupées par type et par taille, ligaturées en bottes de 25 par un cordon dont le nombre de tour indiquait la qualité, les plumes d'oies sont expédiées par caisse ou par tonneaux vers des écrivains toujours plus nombreux. L'imprimerie n'a pas tuée l'écriture cursive, mais au contraire l'a stimulée par la démocratisation naissante de l’accès au texte écrit.

    Le commerce des plumes taillées continuera à prendre de l'ampleur, les "entreprises plumassières" européennes brasseront ainsi annuellement des centaines de tonnes de plumes chaque année jusqu'à la fin du 19ième siècle.




    Références bibliographiques

    Henri Altaribo : La manufacture de plumes d'oie à écrire de Fleurance au siècle dernier, 1997, p.509
    Eric Le collen : Objets d'écriture  p21-23

    samedi 13 avril 2013

    Rééducation de l'écriture : résultats sur deux mois


    Cette semaine je vous présente un exemple de rééducation de l'écriture sur deux mois de travail. Nous avons ici le cas d'une écriture qui sans être dysgraphique pose des soucis de lisibilité. En 3 séances une majorité de ces difficultés ont été résolues. Notez que les caractéristiques spécifiques de  cette écriture cursive (par exemple la position haute des boucles des "l") ne sont pas modifiées par la rééducation. La rééducation de l'écriture ne modifie pas significativement le style personnel.


    dysgraphie rééducation résultats

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    jeudi 4 avril 2013

    Progrès de la semaine

    Les beaux progrès de cette semaine en rééducation de l'écriture :


    en six semaines, c'est déjà pas mal  :)